A quoi sert l’Analyse Transactionnelle et les différents Etats du Moi ?

19/06/2016

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Maîtrisez-vous vos décisions et vos choix ? Maîtrisez-vous vos émotions ? Etes-vous autonome dans vos relations professionnelles et savez-vous développer de l’autonomie chez vos interlocuteurs ?

En tant que manager ou que dirigeant, mais aussi en tant qu’individu, la capacité à « construire son chemin » et à faire ses choix de manière « non dépendante » est une compétence fondamentale qu’il faut acquérir et développer sans cesse.

Que ce soit par rapport aux émotions et ressentis, ou que ce soit par rapport à diverses « contraintes » (norme sociale, habitudes, éducation …), êtes-vous « libre » et capable de définir votre « propre identité » ?

Qu’est-ce que l’Analyse Transactionnelle, et en quoi peut-elle m’aider à être plus autonome ?

Petite Lapalissade : L’Analyse Transactionnelle, c’est l’analyse des transactions … Et une transaction, c’est quoi … c’est ce qui est échangé entre deux personnes, de manière visible ou non visible (transaction cachée), de manière verbale ou non verbale …

L’Analyse Transactionnelle est donc l’outil de base de tout manager ou dirigeant qui veut comprendre (dans un premier temps) et maîtriser (dans un deuxième temps !) les relations avec son équipe, ses collaborateurs, ou même ses clients ou fournisseurs. C’est une théorie extrêmement complète, élaborée à partir des années 50 (avec son fondateur Eric Berne) et constamment revalidée, complétée, réactualisée par de nombreux spécialistes du comportement et de « l’intelligence relationnelle ».

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site officiel : www.analysetransactionnelle.fr

Le premier concept « de base » de l’Analyse Transactionnelle s’appelle « les Etats du Moi » (qui n’a absolument rien à voir avec les théories de la psychanalyse de Freud, avec le « ça », le « moi » et le « surmoi »).

En première approche, la théorie explique qu’à tout instant, dans votre vie, vous appréhendez le monde qui vous entoure avec l’un de ces trois regards :

  • Vous comparez ce qui se passe avec ce qui « doit être », avec ce que vous avez déjà vécu, appris, avec vos expériences passées, vos croyances, votre éducation, les normes et les valeurs auxquelles vous êtes habitués…
  • Vous prenez la réalité et l’expérience « telle qu’elle est », vous vivez « l’instant présent » sans jugement ni ressenti : un fait est un fait !
  • Vous « ressentez » ce qui se passe, la situation vous procure des émotions agréables ou désagréables, et vous réagissez en fonction de vos ressentis intérieurs.

Evidemment, cela peut sembler théorique justement, mais si vous réfléchissez à la question « qu’est-ce qui vous fait agir ? », vous verrez qu’assez facilement vous vous rendrez compte que ce qui guide vos actes peut être classés (basiquement) selon ces trois critères : vous agissez parce que vous êtes « obligés », ou bien parce que vous avez analysé et décidé de la manière la plus neutre et rationnelle possible, ou enfin parce que vous êtes guidés par « une envie, un désir ».

Petit exemple de dialogue intérieur :

« J’ai ENVIE de rester au lit ce matin, il fait froid et il pleut dehors, mais je DOIS aller travailler » … Qui va gagner dans votre dialogue intérieur : l’envie ou l’obligation … Et quelle serait la troisième « voix » qui pourrait parler à votre oreille et vous faire vous lever sans frustration … ou vous faire rester au lit sans culpabilité … ? Etes-vous autonome dans votre choix ce matin-là ?

Dans le vocabulaire de l’Analyse Transactionnelle, ces trois « postures » s’appellent les « Etats du Moi » :

  • l’Etat du Moi « Parent » pour la posture « je compare par rapport à un modèle, un vécu passé » (plus d’informations ici)
  • l’Etat du Moi « Adulte » pour la posture « j’expérimente dans le moment présent et j’analyse ce qui se passe » (plus d’informations ici)
  • l’Etat du Moi « Enfant » pour la posture « j’écoute mes besoins intérieurs et mes émotions » (plus d’informations ici)

Et alors, quel rapport avec l’autonomie ?

Etre autonome dans ses relations avec autrui, et dans les choix de vie que l’on peut faire, repose sur le fait de pouvoir « être dans l’Adulte », c’est-à-dire pouvoir adapter ses choix non pas en fonction de ses ressentis ou en fonction d’obligations extérieures, mais en fonction de « qui je veux être » …

De manière caricaturale, si je suis trop souvent dans l’Etat du Moi « Enfant », alors je ne suis pas « libre » puisque je suis dépendant de mes émotions : je ne sais pas gérer ma colère, mes peurs, mes envies, je n’accepte pas les contraintes (ou au contraire je les accepte trop parce que j’ai peur de dire non …).

Dans l’autre sens, toujours de manière caricaturale, si je suis trop souvent dans l’Etat du Moi « Parent », alors je ne suis pas « libre » non plus puisque je suis dépendant des « autres », c’est-à-dire soit d’une norme sociale, des choses « qui se font, et celles qui ne se font pas », de mes « croyances » sur le monde, soit d’un besoin excessif d’aider les gens.

En bref, je suis « autonome », c’est-à-dire quand je peux CHOISIR un comportement ADAPTE à la situation, et non être « piloté » par une réaction émotionnelle ou parentale… Je suis « autonome » lorsque j’ai développé suffisamment mon Etat du Moi « Adulte » qui me permet de faire des choix adaptés et maîtrisés.

La posture nécessaire pour le manager ou le dirigeant

Il n’y a pas de “bons” ou de “mauvais” comportements ou attitudes issus d’un Etat du Moi, tous ont une fonction différente essentielle et complémentaire (Transmission des valeurs, Education, Permission, Encouragements, Opposition, Adaptation, Ecoute de ses besoins, Expérimentation …).

Ce qui est « pénalisant » dans les relations humaines et dans la maîtrise de Soi, c’est le fait de ne pas pouvoir se « piloter soi-même », d’agir en fonction d’interprétations ou de ressentis plutôt que d’agir en fonction des faits eux-mêmes.

Un exemple ?

Vous savez que tel collaborateur ou tel partenaire est fiable (ou non), performant (ou non) (parce que vous avez mis en place des indicateurs factuels de mesure …) et vous savez qu’il faudrait lui en parler …MAIS vous n’osez pas, soit le féliciter ouvertement, soit au contraire le recadrer de manière directe, parce que  … parce que « cela ne se fait pas », « vous le connaissez depuis longtemps et vous l’aimez bien », « il va mal le vivre », … Bref, vous êtes « dépendant », à cet instant et dans cette situation, de votre éducation, de vos valeurs ou de vos ressentis, et vous n’arrivez pas à mettre en œuvre un comportement qui assainirait la situation…
Développer une posture « Adulte » et développer de la « Maîtrise de Soi » nécessite de bien se connaître, de reconnaître et assumer ses émotions, de définir ses valeurs, ses priorités, son éthique… Mais cette posture vous permettra d’être « un meneur d’hommes », leader authentique, capable d’attirer et de développer les talents des autres autour de vous.

Complétez le questionnaire qui vous correspond et découvrez comment vos « Etats du Moi » reflètent votre niveau d’autonomie !

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